La vie quotidienne

La monnaie en cours au Sénégal est le franc CFA. Celui ci se présente sous la forme de pièces en alliage jaune de 5, 10 et 25 FCFA, en alliage blanc de 50 et 100 FCFA et de billets de 500, 1 000, 5 000 et 10 000 FCFA. Le franc français vaut toujours 50 FCFA.

Les banques sont nombreuses à Dakar ; et dans chaque capitale de région il existe toujours au moins deux succursales de l’un ou l’autre des établissements dakarois. De plus, il est possible de changer de l’argent dans tous les hôtels, tout au moins des francs français qui sont même acceptés par beaucoup de commerçants. A noter aussi une utilisation de plus en plus grande des cartes de crédit. A l’American Express et au Diner’s club, s’ajoutent maintenant fréquemment les cartes Bleue, Visa et Eurocard.

Il est cependant indispensable, dès qu’on quitte les stations et les grandes villes, d’avoir sur soi une certaine réserve de billets de 500 et de pièces de 100 FCFA : pour les pourboires, les pièces sont indispensables, tandis que les billets le sont pour payer les taxis de brousse et cars rapides. Attention au coup classique des taxis de ville qui n’ont jamais de monnaie!

Les heures d’ouverture des banques ne sont pas identiques d’un établissement à l’autre. Elles se situent en moyenne entre 8h et midi ou li h 30 et de 14h30 à 16 h 30.

Mieux vaut ne pas compter sur l’aide d’un carnet de chèques français, de moins en moins acceptés.

Le rythme de la vie

A Dakar, la vie commence le matin aux alentours de 8 h et même   théoriquement   7 h 30. A ce moment de la journée, il est difficile de trouver un taxi, de même qu’à midi, car chacun rentre déjeuner chez soi. A 15 h, les activités reprennent avec plus ou moins d’ardeur pour s’arrêter à 17 h pour les bureaux et administrations, à 19 h pour les grands magasins, tels que libres services. Mais les boutiques libanaises et, d’une manière générale dans les quartiers populaires, les épiceries où l’on vend de tout, les tailleurs, les coiffeurs, les réparateurs de n’importe quoi restent à la disposition de leurs clients tard dans la soirée.

Dans les restaurants, les repas sont servis comme en Europe de 12 h 30 à 14 h et, le soir, à partir de 19 h 30. On dîne tard à Dakar. En cas d’invitation, arriver avant 20 h embarrasse la maîtresse de maison, probablement en train de se préparer.

Bien que le vendredi soit le jour saint des musulmans, il n’est pas férié. Le week end commence le samedi midi et dure jusqu’au lundi matin. Pendant ce temps, Dakar s’endort. Même Sandaga dont les échoppes restent en permanence actives en semaine semble pris d’alanguissement.

 Seuls, dans les rues, les marchands de journaux et de cigarettes restent à leur poste, avec leur boîte en bois posée par terre ou sur un socle. Comme ils le sont une partie de la nuit. Dans l’obscurité d’une rue déserte, un noyau de vie se révèle par des rires c’est l’un d’eux, toujours accompagné de quelque connaissance pour que le temps passe plus agréablement. Grâce à eux, le fumeur ne court pas le risque de remâcher sa mauvaise humeur toute la nuit faute de son poison. Ils remplacent les bureaux de tabac, mais ne vendent pas de timbres, uniquement disponibles dans les postes.

La vie commerçante

En semaine, elle anime particulièrement les marchés, surtout le matin pour Kermel, toute la journée pour Sandaga et Tilène. Mais, depuis quelques années, les grandes magasins prennent une place qui ne cesse de grandir. A Dakar les trois principaux se trouvent avenue de la République, allée Robert Delmas et avenue Albert Sarraut.

Restent, le long des rues, aux carrefours ou même aux portes des libresservices, les vendeurs et vendeuses de fleurs, légumes et fruits, aux prix imbattables. Ils proposent en particulier ces délicieuses fraises qui poussent dans les niayes pendant les premiers mois de l’année. Précisons que cette année est légalement la même que celle des Occidentaux. Mais c’est le calendrier musulman qui régit des fêtes dont le déroulement compte beaucoup dans la vie quotidienne des villes sénégalaises, comme la Korité ou la Tabaski.

Dans les régions, l’animation est encore plus centrée sur les marchés et leur complément, la petite épicerie à tout vendre. Dans tous les villages, on trouve un maillon de la chaîne Sonadis : conserves à profusion, boissons, cigarettes, savon, quincaillerie… La Sonadis, c’est NotreDame des Voyageurs. Généralement implantée à côté du marché, elle ferme parfois un peu tôt, mais on peut souvent passer par la cour. On trouvera aussi des échoppes, plus pauvres en alimentation, sinon en nombre d’articles hétéroclites elles sont dotées généralement d’un réfrigérateur à pétrole qui contient le paradis pour celui qu’un long trajet a complètement desséché une boisson fraîche ! Autre « relais » à signaler, la « dibitterie » qui ne paye pas de mine, mais qui reste ouverte très tard et dont les grillades de mouton faites devant le client, dans la rue, sont délicieuses. On les emporte dans un cornet de papier, avec un morceau de pain craquant ; le voyageur affamé s’offre un festin royal à n’importe quelle heure.., à condition de trouver l’endroit, que ne signale aucune enseigne et qui n’a généralement pas l’électricité !

Les pharmacies

Dans toutes les grandes villes existent des pharmacies bien achalandées. Ce n’est pas le cas des villages et il faut compter non seulement sur la consommation que l’on peut avoir à faire soimême de produits désinfectants courants ou de ceux à utiliser régulièrement comme la Nivaquine, mais ausi sur la demande qui est faite partout de la part de gens qui manquent de ces produits. Avant de partir en brousse, il sera donc indispensable de prévoir une trousse comprenant pansements, désinfectant externe (le Synthol est le médicament miracle qui sert à tout, depuis les piqûres d’insectes jusqu’aux maux de dents, en particulier les gingivites provoquées par un vent de sable, très irritant pour toutes les muqueuses, en passant par une ampoule, une entorse ou des jambes enflées par la chaleur et une longue marche), désinfectant intestinal, pommade contre les moustiques (le vinaigre blanc est aussi efficace que le Synthol contre les démangeaisons), produits antisolaires, pastilles de Micropur pour désinfecter l’eau, aspirine et Nivaquine ou Flavoquine, en grande quantité, puisque l’on est constamment sollicité. Ne pas donner de Flavoquine, médicament trop concentré. Ne jamais distribuer plus d’un cachet à la fois, quel qu’il soit, car les médicaments agissent souvent plus violemment sur des organismes moins habitués que ceux des Occidentaux. Ne pas oublier non plus que les médicaments que l’on offre aux adultes peuvent, sans qu’on le sache, servir par la suite à des enfants, ce qui peut avoir des conséquences néfastes selon la nature du remède.

Les vaccins antivenimeux ne se conservent que quelques jours dans un réfrigérateur. Inutile d’en transporter avec soi. Si par chance on a eu la possibilité de se munir d’une « pierre noire », ne pas l’oublier : en cas de morsure de serpent, l’appliquer immédiatement sur la plaie. Elle se gonfle immédiatement de venin. Malheureusement, ces pierres sont introuvables. Mais il existe depuis peu des « pompes à venin ». Se renseigner en pharmacie en France.

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