l’accueil et le séjour au Sénégal

Où se renseigner

Avant le voyage, l’encadré concernant les bureaux de tourisme sénégalais à l’étranger.

Sur place, le ministère du Tourisme, à Dakar, se trouve dans l’ex camp Lat Dior, sur la Grande Corniche, au bout de l’avenue Peytavin. Mais il est prévu d’aménager en office de Tourisme, spécialisé dans l’accueil des étrangers, l’ancienne délégation au Tourisme, place de l’Indépendance, dans l’immeuble Air Afrique.

Les agences de voyages de Dakar, le Touring Club du Sénégal, les Chambres de Commerce, les responsables du tourisme ou les Syndicats d’initiative des capitales de régions donnent beaucoup de renseignements, de même que la plupart des gérants d’hôtels. Dans les parcs, les conservateurs, ou plus facilement les gardes, sont de précieux informateurs, de même que les agents des Eaux et Forêts. S’adresser à la Gouvernance des capitales de régions.

Autres précieux interlocuteurs : les instituteurs des petites villes ou des villages, ravis d’être interrogés par des visiteurs, car il arrive qu’ils se sentent un peu trop éloignés de tout. Ce sont souvent des érudits en matière d’histoire ou de coutumes. Enfin, si les chefs de village ne parlent pas toujours français, il est rare que, dans leur entourage, il ne se trouve pas un jeune écolier qui puisse servir de traducteur. De toutes façons, lorsqu’on envisage de séjourner dans leur fief, il est bon de leur rendre une visite de courtoisie.

La liste des gens à consulter ne s’arrête pas là : tout le monde a quelque chose à dire, à apprendre… cependant, il vaut mieux, parfois, contrôler ses sources que de gens dans leur désir de renseigner   ou de paraître bien informés   vous envoient en toute bonne foi dans une fausse direction.

Formalités d’entrée

Pour entrer au Sénégal les ressortissants de RFA, de France, d’Italie, du Maroc, de Tunisie, d’Algérie et des pays limitrophes du Sénégal ont la libre circulation sur présentation d’un passeport en cours de validité. Les autres ressortissants doivent s’adresser à la représentation diplomatique du Sénégal la plus proche pour l’obtention d’un visa.

Aucun cautionnement n’est demandé aux voyageurs munis de billets de retour, circulaire ou de transit. Les autres doivent déposer une caution égale au montant du billet de retour auprès d’une banque, d’une compagnie de transport ou du ministère de l’Intérieur.

Sont librement autorisés deux appareils de photos, une caméra, une machine à écrire portative, un poste de radio, un électrophone, un magnétophone portatif (se munir de la facture de ces apparils), 20 disques, une paire de jumelles, et des bijoux d’or ne dépassant pas 200 grammes par personne, 200 cigarettes, 250 g de tabac.

Les armes de chasse portant des marques d’usage peuvent être importées en franchise temporaire jusqu’à concurrence de deux. Mais une autorisation du ministère de l’Intérieur est obligatoire et le détenteur doit acquitter les droits de permis de chasse et de port d’armes. Renseignements : direction des Eaux et Forêts et Chasses. BP 1831 Dakar.

A la sortie, les souvenirs de voyages peuvent être exportés librement, sauf lorsqu’il s’agit de pièces anciennes, considérées comme faisant partie du patrimoine national. Dans ce cas, il faut demander une autorisation. La sortie de dépouilles doit être accompagnée d’un certificat d’origine délivré par la direction des Eaux et Forêts et Chasses.

L’entrée des devises étrangères n’est pas limitée. Il n’est pas autorisé, sauf cas spéciaux, de sortir davantage d’argent que le montant importé.

Pour les voitures, les documents demandés sont les suivants carte grise, police d’assurance internationale (carte verte valable au Sénégal), carnet de passage en douane ou triptyque, permis de conduire français ou international. Au poste frontalier, l’automobiliste reçoit un laissez passer provisoire valable quatre jours. Il doit se présenter au TouringClub du Sénégal, place de l’Indépendance à Dakar, pour le faire valider.

La santé

Le certificat de vaccination antiamarile est exigé (de plus de dix jours et de moins de dix ans). Le vaccin contre la variole est supprimé. Le certificat anticholérique n’est pas demandé, sauf en cas d’épidémie. Mais on peut toujours s’adresser au service spécialisé de l’aéroport en cas de nécessité. Cela implique que le vaccin contre la fièvre jaune ait déjà été fait, puisqu’il faut un délai de dix jours entre lui et la vaccination suivante. Le vaccin antiamarile doit être précédé d’une analyse d’urine portant sur le sucre et l’albumine, qui peut être faite sur place, par exemple, à Paris, au Centre de vaccination d’Air France, 25, bd de Vaugirard  6 square Max Hymans, tél. 42.73.42.42, tous les jours de 8 h 30 à 16 h 30, sauf dimanches et jours fériés. Il n’est pas nécessaire d’être à jeûn. Il est fortement recommandé de suivre un traitement antipaludéen pendant tout le séjour au Sénégal et de le continuer pendant deux mois après le retour.

Ne pas boire n’importe quelle eau, sauf dans les grandes villes où celle ci est traitée. Ne pas se baigner dans les marigots ni dans les lacs, c’est à dire dans une eau douce à courant faible ou nul.

Quelle saison choisir

Tout dépend du but poursuivi. Entre décembre et mars, la témpérature reste tonifiante, de la Petite Côte à SaintLouis, et la chaleur n’accable jamais. C’est également pendant cette période que les voyages en pirogue ont le plus de charme les alizés rafraîchissent l’air en permanence. Attention à leur traîtrise malgré tout, car ils font oublier que c’est sur l’eau que s’attrapent les plus terribles coups de soleil. Même pendant la période la plus fraîche, ne pas se départir de la plus grande prudence. A la même époque, en Casamance ou dans toutes les régions de l’intérieur, il fera nettement plus chaud, ce qui satisfera d’ailleurs ceux qui recherchent justement les témpératures élevées et se plaignent à juste titre que l’on ait souvent un peu froid en sortant de l’eau dans la presqu’île du Cap Vert, sur la côte nord par exemple, particulièrement éventée.

Plus se poursuit la saison sèche, plus cette relative fraîcheur diminue en juinjuillet, à Dakar, l’air devient lourd jusqu’aux premiers orages.

La saison de l’hivernage est elle à éviter systématiquement ? Bien des gens à commencer par les Sénégalais   la préfèrent au contraire pour l’explosion de verdure qu’elle provoque là où l’on ne voyait qu’herbes roussies. De plus, c’est la période de prédilection pour les amateurs de pêche au tout gros, puisque de juin à décembre s’étale « leur » saison (l’espadon ne se capture dans la baie de Hann qu’à partir de mai). Même avis de la part des fervents de sport nautiques la température de l’eau, qui n’est que de 18°C en moyenne en mars, est beaucoup plus élevée pendant l’hivernage ou à la fin de la saison sèche et autorise les séjours prolongés dans l’Océan.

Le visiteur du parc de Niokolo Koba, à la recherche des animaux, aura davantage de chances de les apercevoir à la fin de la saison sèche, lorsqu’ils se regroupent auprès des points d’eau devenus rares et lorsque les grandes herbes vertes, complètement desséchées, ne les dissimulent plus. Mais il ne faut pas dépasser mai, car au Sénégal oriental, les premiers gros orages peuvent alors survenir et couper les pistes.
 
Pour voir les oiseaux du Djoudj, la bonne période dure de novembre à avril. Mais c’est au contraire de mai à novembre qu’ils fréquentent le parc de la Langue de Barbarie.

Il n’y a donc pas de « meilleure » saison au Sénégal, mais des périodes correspondant plus ou moins bien avec tel ou tel goût. Disons cependant que pour les Européens celle qui correspond aux mois pluvieux et froids dans leur pays présente un attrait particulier, puisqu’elle leur donne l’impression de faire « l’hiver buissonnier »!

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