Le marchandage du Sénégal
Qu’on aime le marchandage ou pas, il faut le pratiquer ! Dans tous les endroits à touristes, le prix lancé au départ n’a strictement aucune importance. Cela dépend de l’inspiration du moment et du degré présumé de naïveté dont le vendeur gratifie au jugé son éventuel client. Si celui ci éclate de rire en entendant un chiffre exorbitant, un autre rire lui fera écho et les négociations s’établiront alors sur des bases plus sérieuses. Mais il ne faut pas être pressé, jamais. Bien au contraire, un certain détachement permet de goûter le jeu des protestations, des départs indignés, des fausses confidences à propos du déplorable état de la famille entière qui attend pour manger que cette vente soit conclue, des gestes de fatalisme teinté de désespoir… Pourtant, il arrive que le vendeur ne « joue » plus et que le prix demandé soit enfin celui qu’il est juste et raisonnable de donner. Ne pas marchander prouve que l’on ne comprend rien aux moeurs africaines, trop marchander est une faute de sensibilité et d’intelligence.
Ce qu’il faut savoir
Pendant la saison sèche, les nuits sont souvent froides et il est impératif d’avoir pull et pantalon chauds.., très chauds parfois. Mieux vaut d’ailleurs préférer deux lainages fins superposables qui s’adapteront plus facilement à une température fluctuante qu’un seul chandail épais. Prévoir aussi des chemisiers ou chemises à manches longues, cette fois contre les coups de soleil.
Dans beaucoup de villages, les femmes en pantalon ne sont pas bien vues. Que dire des shorts ! Il faut donc les garder de préférence pour les hôtels et stations touristiques.
Pour les nuits à la belle étoile ou même sous la tente, un sac de couchage est indispensable, ainsi qu’une moustiquaire, vite faite dans un métrage de tulle assez vaste, plié en deux et comportant une longue ficelle coulissant à l’endroit de cette pliure on trouve toujours un clou ou un arbre à quoi attacher les extrémités de la ficelle. Il ne s’agit pas forcément de se protéger contre les moustiques, mais contre toutes sortes d’insectes désasgréables, à commencer par les mouches, affreusement actives dès le petit jour
Les marches en brousse, en saison des pluies, exigent des chaussures montantes en grosse toile et semelle épaisse pour se protéger des serpents, dangereux si on leur marche dessus par mégarde. Sinon, des espadrilles ou des baskets sont largement suffisants. Il faut y ajouter des sandales de caoutchouc pour les bains dans les bolongs où abondent les coquillages ultracoupants.
Penser à choisir des lunettes de soleil bien enveloppantes pour éviter l’irritation due aux vents de sable, surtout dans le nord. Un parapluie pourrait être utile à partir de mai. L’ennui, c’est que la pluie va souvent de pair avec les tornades.., qui retournent le parapluie!
Pendant les voyages en pirogue, la tête doit être absolument couverte par un chapeau de paille ou de toile à larges bords. On peut aussi, sur un maillot de bain, s’enrouler, tête comprise, dans un pagne trempé régulièrement dans l’eau. C’est la meilleure façon de lutter contre une chaleur excessive.
Le même pagne, facile à mettre et à ôter, servira dans les cars rapides pour se protéger contre la poussière et il servira encore la nuit, sous la tente, lorsque le sac de couchage devient trop chaud.
Contre les abominables mout mouts, insectes qui sévissent en bordure des bolongs, il n’existe rien les moustiquaires ont toutes des mailles trop larges. Quant aux crèmes ! En revanche, la climatisation les écarte, comme les moustiques. Quand le mal est fait, le vinaigre blanc empêche seul les victimes de s’arracher la peau !
Le courant électrique est partout en 220 V.