Ce qu’il faut visiter en Tunisie

Tunis et sa banlieue

Située à l’intersection des routes maritimes et terrestres de l’histoire, Tunis, héritière de Carthage, a le charme d’une cité séculaire où l’on peut encore admirer des trésors d’art. Les musées de Tunis offrent une fabuleuse collection d’antiquités. La collection des mosaïques des époques romaine et chrétienne du Musée national du Bardo n’a d’équivalent dans aucun autre musée du monde.

Au Musée national d’art islamique de Oar Hussein qui est un ancien palais à l’architecture typique, on peut voir des objets caractéristiques de l’art local et des pierres d’Orient très précieuses.

Le Musée régional des arts et traditions populaires Oar Ben Abdallah, qui est un magnifique palais du XVIIIe siècle, présente un résumé passionnant de la vie traditionnelle, avec une exposition de costumes, de bijoux, de coffres exceptionnels.

Tunis, ville moderne et capitale du pays, est grouillante de vie. Fourmillante est aussi l’activité dans la médina et les faubourgs, véritable labyrinthe de souks colorés où se mêlent des senteurs musquées. A Tunis, vous découvrirez le charme envoûtant des grandes cités orientales. Un artisanat séculaire émaille de ses teintes vives les multiples ruelles. Cette médina est une des mieux conservées des villes anciennes de l’islam médiéval. Visitez les merveilleux palais: Dar Ben Abdallah, Oar Hussein ou Oar Lasram et les importantes mosquées, Al Zaytuna, Youssef Dey, Hamouda Pacha ou Bachiva ou Sidi Ben Arous,,. qui sont quelques uns des sept cents monuments que compte la médina.

Dans le Tunis d’aujourd’hui où des hôtels luxueux ont été construits, vous découvrirez d’innombrables restaurants qui offrent une variété étonnante de traditions culinaires. Le Tunis de la nuit propose des night clubs avec leurs spectacles orientaux typiques.

Carthage

A une dizaine de km du centre de Tunis, Carthage, cité d’Elissa, de l’Empire romain ou de saint Augustin, offre un ensemble de ruines d’une saisissante beauté. Le Musée de Carthage possède des vestiges puniques et romains uniques au monde.

Le Tophet de Salammbô est le plus ancien lieu de culte punique. Les thermes d’Antonin sont un ensemble de chapelles funéraires, de thermes romains, de stèles funéraires et de rues de la ville ancienne. Dans le quartier des villas de l’Odéon, on peut voir des anciennes villas romaines et des antiquités puniques et byzantines.

La banlieue nord de Tunis

Au nord de Tunis s’étendent 20 km de plages que des stations balnéaires multiples animent jour et nuit. Dégustez le soir, assise à une terrasse, des poissons frais accompagnés de la célèbre boukha (alcool de figues).

Près de Carthage, dans la ville mauresque de Sidi Bou Saïd, allez manger des merguez au célèbre café Sat Sat, devant la noria (machine à élever l’eau) actionnée par un chameau.

La banlieue sud de Tunis

Radhes, Ez Zabra, Hammam Lif, ancienne résidence d’hiver des beys de Tunis, ces jolies villes jalonnent la côte. Poussez jusqu’à Utique qui fut le premier comptoir phénicien en Afrique du Nord. On peut y admirer les caveaux de cette époque et un ensemble de ruines romaines remarquable.

Kairouan

La ville de Kairouan fut fondée il y a 13 siècles, en 670 apr. J. C. par Okba Ben Nafi. C’est la première ville islamique du Maghreb. Kairouan devint une place d’armes d’où partirent les conquérants qui islamisèrent et arabisèrent tout le Maghreb, l’Espagne et la Sicile. La ville atteint son apogée aux Xe, Xe et XIe sièclesavec les dynasties successives des Aghlabides, des Fâtimides et de Ziride. Elle fut alors le foyer d’une des civilisations les plus brillantes du Moyen Age.

Ce fabuleux essor s’arrêtera net en 1057 quand elle fut saccagée par les hbrdes fâtimides du Caire. Cette ville martyre devint alors ville sainte; on y voit d’innombrables minarets et coupoles construits au cours des siècles. Le plus beau monument de la ville toute blanche et ocre est la Grande Mosquée d’Okba, immense; du rythme des portiques et de la pénombre de la grande salle de prières se dégage une profonde sérénité. La silhouette du minaret est particulièrement imposante.

La Mosquée du Barbier est un lieu de pèlerinage illustre, elle est entourée d’un portique de marbre et est entièrement décorée de mosaïques d’une extrême richesse. Il faut aller voir également à Kairouan le fameux bassin du IXe siècle construit pour dominer le terrible problème de l’eau.

Dans la ville, les marbres ajourés, les bois sculptés, et dans le musée les précieuses collections de manuscrits enluminés, les vases en verre taillé, les fresques, témoignent du haut degré de raffinement où était parvenue la civilisation de la Tunisie arabo musulmane du haut Moyen Age.

La Kairouan d’aujourd’hui est la capitale de la laine et le marché aux moutons est un spectacle quotidien. Les tapis de Kairouan en haute laine sont justement réputés.

Sousse

Située dans la même région de Tunisie que Kairouan, Sousse, capitale du Sahel, est aussi une ville d’art et d’histoire en même temps qu’une ville en pleine expansion. C’est une heureuse synthèse d’une cité moyenâgeuse et d’une grande station de tourisme. Le Musée de Sousse, aménagé autour de patios fleuris, possède de magnifiques mosaïques et des vestiges puniques et romains.

Mahdia

Si les outrages du temps et des hommes ont mutilé la grande capitale fâtimide que fut Mahdia, il subsiste aujourd’hui une ville dynamique qui, grâce à son site exceptionnel, devient un centre de vacances particulièrement bien équipé.

Bizerte et la Côte de Corail

Dans le nord du pays, la Tunisie verte présente 300 km de criques restées à l’état naturel et un arrière pays de montagnes boisées. C’était, il y a deux millénaires, le grenier de Rome; de ce passé prospère, la région a conservé de magnifiques cités antiques comme Dougga, Bulla Régia, Chemtou. Des relations qui ne furent pas toujours pacifiques avec les italiens, les Espagnols et les Français, entre le XVIe et le XVIIIe siècle, ont fait des villes de la région des ports fortifiés, comme Bizerte et Tabarka.

Bizerte fut successivement punique, romaine, byzantine, arabe et turque. C’est aujourd’hui une ville active, retranchée derrière sa célèbre corniche où s’implante une infrastructure touristique étonnante. Les sables de la plage d’ErRimel s’étendent à perte de vue entre la mer et une magnifique forêt de pins. Les fonds marins de cette côte livrent de précieuses moissons de corail qui a donné son nom au littoral.

Djerba

lie jardin, île oasis. Les charmes de Djerba, décrits par un poète comme l’endroit le plus silencieux du monde, tiennent à sa mer sereine, à ses paysages d’oliviers et ses palmiers sur un ciel toujours bleu. A l’époque antique, Djerba était déjà prospère comme en témoignent les sites de Meninx et de Gijhtis. Un magnifique musée installé dans une zaouia du XVIIIe siècle démontre que les Djerbiens ont toujours eu le sens de l’art. Il faut absolument voir les mosaïques du 111e siècle apr. J. C. qui représentent Ulysse et ses compagnons.

Les oasis de la région de Gafsa

Gafsa, capitale du Sud Ouest tunisien, est une ancienne ville romaine: la piscine antique en est un vestige. Cette ville est cernée d’oasis où poussent avec vigueur les abricotiers, les orangers, les citronniers au milieu des 300000 palmiersdattiers. C’est une oasis montagneuse en surplomb de l’oued (rivière) Bayech.

Chebika: ce petit village de pierre et de terre, accroché à la montagne, est implanté là où les Romains avaient construit des bastions de défense sur la grande voie qui relie Gabès à Tébessa. Le village se confond avec les rochers. Tamerza: dans la vallée de l’oued Khanga, déploie ses palmiers, sa cascade et ses jardins.

Mides: encastrée entre deux reliefs très montagneux, sur un petit plateau, domine deux ravins étroits et très profonds; la vue y est splendide.

Les oasis du Djerid

A la limite des steppes et du désert, le Djerid est formé par des oasis qui sont les plus belles de Tunisie et les plus productives du Maghreb.

Nefta: appelée Kairouan du Sud à cause de ses multiples édifices religieux, possède plus de mille sources et une somptueuse corbeille de palmiers.

Tozeur: du haut du minaret de SidiEl Mouldi on a une vue merveilleuse sur la ville et la palmeraie.

El Hamma du Djerid: cette petite palmeraie est célèbre pour ses sources thermales déjà réputées au Moyen Age. Le village domine une gorge encaissée.

Les oasis maritimes

Gabès: maritime et saharienne, c’était un comptoir phénicien. C’est une belle oasis où, sous les palmiers géants, on fait des promenades merveilleuses en écoutant le bruissement de l’eau.

Matmata

En arrivant dans la chaîne de Matmata, un véritable relief lunaire s’offre aux yeux. Dans les cratères se dissimulent des habitations troglodytiques. Les Berbères ont ainsi toujours vécu et vivent encore dans ces demeures souterraines qui ne se trahissent au dehors que par une ouverture à fleur de terre. Les maisons sont à deux niveaux; un tunnel permet d’accéder à une sorte de puits autour duquel sont excavées les pièces d’habitation et d’engrangement.

Le visiteur pourra vivre en habitat souterrain dans deux curieux hôtels restaurants aménagés à partir de plusieurs habitations troglodytiques.

Les ksour: sorte de quadrilatère formé par un ensemble d’alvéoles superposées, le ksar est un lieu d’échanges et de vie sociale mais où on n’habite plus. Le ton des pierres, la patine des enduits, l’effritement des parois les fondent si bien avec l’ocre des pitons rocailleux qu’on a peine à distinguer un ksar de la montagne.

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